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Focus sur les écoles de gestion et de management

Depuis le boom des écoles d’enseignement supérieur dédiées aux sciences de gestion et aux disciplines relatives au commerce, il subsiste une certaine confusion quant à la dichotomie entre le commerce d’une part, et la gestion et le management d’autre part. Si la tendance et à la dénomination hybride (Ecole de commerce et de management), les cursus eux sont bien différents, et peuvent parfois déboucher sur des carrières diamétralement opposées. Si les écoles de commerce proposent des parcours en commerce international, en marketing et action commerciale et en publicité, les écoles de gestion et de management s’intéressent surtout à l’action entrepreneuriale, à la gestion comptable et financière, à l’audit et contrôle de gestion et à la gestion des ressources humaines. Nous vous proposons à travers ce billet un tour d’horizon des différentes spécialités proposées par les écoles de gestion et de management ainsi que leurs différents débouchés. C’est parti…

La gestion financière, l’audit et le contrôle de gestion

Depuis une quinzaine d’années, la spécialité « gestion financière et comptable » a pris de l’ampleur pour s’imposer comme l’orientation la plus choisie par les étudiants des écoles de management. Ce cursus vise à apporter aux étudiants des connaissances approfondies dans la finance d’entreprise et la finance des marchés, notamment à travers des matières de spécialité comme la consolidation des comptes, l’ingénierie financière, la gestion des portefeuilles, l’évaluation des entreprises, etc. Ainsi, le lauréat pourra occuper un large spectre de postes inhérents à la fonction financière de l’entreprise.

La filière « audit et contrôle de gestion » est également en pleine croissance et séduit les étudiants par sa dimension hautement professionnalisante avec un haut degré de spécialisation. Notons que les lauréats de la spécialité « gestion financière et comptable » peuvent aussi déboucher sur des carrières qui s’articulent autour de l’audit et du contrôle de gestion. Boostée par les recrutements massifs des cabinets du Big Four, la filière audit et contrôle de gestion est portée par deux métiers très en vue : l’auditeur (interne ou externe), qui effectue des missions de contrôle des informations et des procédures financières, et le consultant en management, qui effectue des missions ponctuelles pour le compte de grandes entreprises (réorganisation d’un service, diagnostic des procédures, etc).

L’entrepreneuriat

La conjoncture économique actuelle et le désir de voler de ses propres ailes favorisent aujourd’hui l’émergence de nouveaux profils qui plébiscitent l’aventure entrepreneuriale. En raison de leur dimension transversale et des nombreux domaines d’étude qui les caractérisent, les cursus de création d’entreprise sont accessibles à bac+2. C’est notamment le cas pour le Bachelor en 3 ans de Novancia, pensé pour apprendre à « innover pour réussir différemment ». De par son caractère peu « formaté », la filière entrepreneuriale est celle qui reçoit le plus d’innovations dans la sphère académique. Le Bachelor Jeune Entrepreneur de l’EM Strasbourg Business School  s’est inspiré de la Team Academy créée en Finlande, et propose aux bacheliers un cursus en 3 ans pendant lequel les étudiants fondent une entreprise dès la première année et s’attèlent à la gérer pendant la durée de leur cursus.

Mais c’est à partir du bac+4 que l’offre de formation s’étoffe le plus dans le domaine de l’entrepreneuriat. Le programme « Entreprendre » de l’école supérieure des sciences commerciales d’Angers (ESSCA) propose une majeur « Entrepreneurship » en anglais, visant à développer les compétences stratégiques, managériales, financières et marketing associées à la création d’entreprise. Du côté des Masters of Science, La Grenoble Business School a récemment lancé son MSc « Innovation, Strategy and Entrepreneurship » qui propose une ouverture internationale par le biais d’un séjour à l’étranger. Citons également le Global Entrepreneurship Program proposé par un consortium de business schools internationales, qui compte EMLYON, l’Université de Zhejiang (Chine) et l’Université de Purdue (USA).

Enfin, les MBA proposent des cursus pointus aux titulaires d’un Master 2 et exigent parfois une expérience de quelques années. C’est notamment le cas du MBA « Entrepreneur » d l’ISC Paris réalisable à temps partiel à raison de 2 jours par semaine.

La gestion des ressources humaines

Comme l’informatique, la finance et la fonction administrative, la gestion des ressources humaines n’est pas un secteur économique mais une fonction transversale. Aujourd’hui, les recruteurs en quête d’un responsable RH ou d’un assistant préfèrent des lauréats d’écoles spécialisées dans la gestion RH qui justifient d’une expérience conséquente par le biais de stages ou de contrats de professionnalisation. L’IGS RH reste la référence, et revendique 25% des cadres RH en exercice dans l’Hexagone. Les lauréats des cursus RH peuvent exercer en entreprise ou dans des administrations (66%). Ils seront le plus souvent les seuls responsables de la gestion des ressources humaines, à moins de travailler dans un grand groupe. En France, les services RH représentent en moyenne 3,6% de la masse salariale de l’entreprise. Le dernier tiers des professionnels de la RH s’orientent vers les cabinets indépendants qui proposent un large panel de services à leurs clients, du recrutement à la formation, en passant par les activités de conseil et de structuration. Ces cabinets sont aujourd’hui dépassent le millier en France.

Le point sur les débouchés

Près de la moitié des lauréats des grandes écoles de management travaillent au sein d’une grande entreprise de plus de 2 000 salariés. Ils sont 59% à exercer en région parisienne, 23% en province et 18% à avoir opté pour une expatriation. Si l’on prend en compte la totalité des débouchés des écoles de management et des établissements de commerce, la part du lion des embauches revient à la filière « Audit, études et conseil » qui accapare 23% des diplômés, suivie par l’ « Administration, gestion, comptabilité et finance » (18%) et les métiers de la vente (16%). Ils sont par contre moins de 4% à s’orienter vers des carrières en ressources humaines.